BEP Français

Introduction : Classer des textes

Les textes peuvent se classer de différentes manières. Tout ce qui est « littéraire » se classe par genre :

1- Les romans et nouvelles (policier, fantastique, aventure)

2- Les contes (merveilleux, philosophiques)

3- La poésie (le sonnet par exemple)

4- La Biographie (autobiographie)

5- Le théâtre (comique, tragique, tragi-comique, dramatique, absurde, engagé)

Il existe d’autres formes d’écrits que la littérature :

1- Les textes fonctionnels (lettre de motivation, cv, rapport de stage, affiche…)

2- Le texte de presse comme l’éditorial, l’article, le fait divers…

3- Le texte publicitaire comme le slogan, le publi-reportage…

4- Les textes personnels (lettre, journal intime…)

Mais les choses ne sont pas aussi figées. En effet un texte de théâtre classique peut ressembler à un poème ou en avoir les caractéristiques, de même un fait divers peut prendre l’allure d’une nouvelle ou peut en inspirer une…

Au delà des genres on retiendra cinq types de textes :

Descriptif : pour décrire quelqu’un ou quelque chose

Injonctif : pour donner des conseils ou des ordres (tracts, consignes diverses…)

Argumentatif : pour convaincre quelqu’un

Narratif : pour raconter quelque chose

Explicatif (ou informatif) : pour expliquer un fonctionnement (article, notice…)

On vous demandera donc soit de reconnaître un type de texte (compétences de lecture) soit d’en produire un (compétences d’écriture).

Mais attention, plusieurs types de texte peuvent apparaître dans un écrit (une nouvelle peut avoir une dominante narrative mais pourra comporter des passages descriptifs voire argumentatifs ou même informatifs ou injonctifs…)

 

1 – LE TEXTE NARRATIF :

A- Genres associés :

Le narratif est le type de texte privilégié du roman, de la nouvelle, des contes mais aussi des faits divers… en bref, tout ce qui raconte une histoire.

B- Définition :

Dans un texte narratif un narrateur raconte une histoire qui progresse dans le temps et dans l’espace. Il cite des faits, décrit des personnages, rapporte leurs propos, commente leurs comportements.

Parfois le narrateur participe à l’action (le narrateur est alors un personnage). Le plus souvent, il n’est que le témoin (narrateur effacé). Attention de ne pas le confondre avec l’auteur (sauf dans l’autobiographie).

C- Les indices :

Qui dit narratif dit actions (donc verbes d’action), ces actions se déroulent selon un schéma narratif :

situation initiale – évènement perturbateur – péripéties – évènement équilibrant – situation finale.

Parce qu’il y a des actions qui se suivent, vous devez trouver des indicateurs de temps (auparavant, avant, maintenant, puis, après, ensuite…)

Les temps du passé prédominent le plus souvent, en particulier le passé simple : action entreprise et achevée. L’imparfait est aussi employé : action entreprise mais inachevée. D’autres temps peuvent intervenir comme le plus-que-parfait qui exprime une action antérieure à une action passée.

ATTENTION : il existe aussi des textes narratifs au présent (présent de narration accompagné du passé composé).

Le récit est souvent écrit à la troisième personne et le narrateur s’efface derrière des thèmes divers (faits, lieux, objets, personnages, émotions…)

Le texte contient des indications précises concernant les personnages, l’époque et le lieu.

D- Les points de vue :

Le regard sur l’action, sur les personnages ou sur les lieux et les objets peut prendre trois formes différentes :

Point de vue interne : informé mais subjectif.

C’est le regard d’un personnage qui dit ce qu’il voit avec le filtre de sa personnalité, de son expérience. Il donne son interprétation sur les faits et les personnages.

Point de vue externe : moins compétent mais objectif.

Ce qui est dit, révélé, raconté est plus objectif. Aucune pensée personnelle et aucun jugement ne sont donnés.

Point de vue omniscient : absolument subjectif.

Ce qui est dit révèle la présence d’un narrateur qui voit tout, qui sait tout des personnages. Il donne aussi les pensées intimes de chacun et il connait leur passé et leur futur. Il est partout, juge leurs actions, leurs physiques… C’est un regard « divin » sur des personnages qui sont comme des marionnettes…

 

2 – LE TEXTE DESCRIPTIF :

A- Genres associés :

Il est souvent associé au texte narratif auquel il donne un cadre. On le trouvera donc dans les romans, les nouvelles ou les contes…

B- Son but :

Il donne à voir au lecteur un objet, un animal, un lieu. Lorsqu’il s’agit d’une personne, on parle de portrait.

Le texte descriptif a pour fonction de donner un cadre à l’action, de la rendre réaliste et « trahit » le regard (objectif ou subjectif) du narrateur.

C- Sa construction :

En premier lieu, le plus souvent, on nomme l’objet décrit puis on le détaille en une succession d’éléments, eux-mêmes parfois décomposés en sous-éléments (présence d’un champ lexical). Ces divers éléments de l’objet décrit sont reliés par des mots de liaison permettant au lecteur de se repérer dans l’espace (ici, là-bas, plus loin, devant, derrière, au premier plan…).

D- Les procédés d’écriture :

Des verbes d’état : être, paraître, sembler…

Les temps des verbes : le présent ou l’imparfait du mode indicatif.

Un champ lexical dominant : ensemble de mots qui se rapportent à la même idée, réalité).

Des expansions du groupe nominal : adjectifs qualificatifs, complément de nom, proposition subordonnée relative.

Des images poétiques : elles traduisent, par des connotations, le point de vue de l’énonciateur du texte sur l’objet décrit. Ce sont soit des comparaisons soit des métaphores.

E- Les points de vue :

L’objet décrit (un personnage, un décor) n’existe pas réellement. Il est donné à voir au lecteur par l’intermédiaire d’un regard : le point de vue (voir la partie sur le texte narratif)

 

3 – LE TEXTE ARGUMENTATIF :

A- Définition :

L’intervenant, ou locuteur, exprime des idées ou des sentiments personnels qu’il s’efforce de faire partager à autrui dans l’intention de modifier son état d’esprit voire de le faire changer d’avis : le convaincre.

Ce type de texte est composé de différent éléments :

Un thème : c’est le sujet général posé de façon neutre.

Une thèse défendue : le point de vue de l’auteur sur le thème, son avis.

Une thèse réfutée : la thèse contraire à celle qui est soutenue par l’auteur.

Des arguments : ce sont les idées développées par l’auteur pour affirmer sa thèse.

Des contre-arguments : il servent à contredire la thèse adverse.

Des exemples : ils illustrent les idées développées pour soutenir la thèse.

Des articulations logiques : elles permettent d’enchainer les idées selon plusieurs rapport : l’opposition (mais, par contre, cependant, en revanche…), l’addition (et, de plus, par ailleurs…), la cause (parce que, puisque, en raison de…), la conséquence (si bien que, ainsi, aussi, dés lors, donc…), l’hypothèse (si, à condition, au cas où…).

pour télécharger le tableau complet des articulations logiques faire

« click droit+enregistrer sous… » sur le lien suivant :

 

BEP Français dans Accueil pdf relationslogiques.pdf


Seuls les arguments sont capables de prouver, alors que les exemples et les faits se contentent d’illustrer. Un argument est unique alors que l’on peut remplacer un exemple par un autre.

B- Les indices :

Le présent domine, accompagné parfois du passé composé et du futur.

Le conditionnel, le subjonctif et l’impératif s’ajoutent à l’indicatif pour exprimer les nuances de la pensée.

Le locuteur parle ou écrit souvent à la première personne puisqu’il délivre un message personnel. Toutefois, pour donner plus d’objectivité à ses propos, il s’effacera parfois derrière les faits et les idées exprimés à la troisième personne. Lorsqu’il veut inclure le lecteur à sa réflexion il utilisera le pronom Nous ou On.

Le locuteur s’adresse parfois à son destinataire (l’allocutaire) qu’il interpelle, implique à la deuxième personne (tu, vous).

On note aussi la présence d’indices d’opinion : comparatifs (plus, moins), vocabulaire mélioratif (exceptionnel, mieux, admirable…), ou dévalorisant, péjoratif (impensable, horrible, détestable…), verbes d’opinion (penser, croire, affirmer…).

C- Les idées :

Le discours et particulièrement le texte argumentatif exprime des appréciations personnelles nées de valeurs morales, sociales, culturelles…

Plusieurs indices permettent de les identifier :

L’implication du locuteur (moi, je, mon, nos…).

Des adjectifs, mais aussi des noms ou des verbes qui expriment un jugement personnel.

Des adverbes et des pronoms indéfinis qui généralisent (aucune, seule, tout, l’ensemble…)

Des champs lexicaux connotés négativement ou positivement.

 

4 – LA PRESSE :

A- Presse et type de texte :

La presse est majoritairement composée d’articles. Il en existe deux grandes catégories : ceux qui informent d’un évènement (donc de type informatif) et ceux qui expriment une opinion (donc argumentatif).

B- Les articles informatifs :

Le fait divers : il rapporte des évènements, souvent locaux, qui touchent à la vie quotidienne, ils sont soit comiques, soit tragiques, soit insolites (bizarres).

La brève : c’est un article très court (bref) qui rapporte une anecdote.

L’article : il développe un évènement important sans jugement de la part du journaliste qui ne fait que rapporter des faits.

C- Les articles argumentatifs :

L’article de fond : c’est un texte assez long qui donne un point de vue sur un évènement ou un problème important. Comme tout texte argumentatif, il comporte un thème, une thèse, des arguments, des faits et des exemples.

L’éditorial : il apparaît généralement dés la première page du journal ou au début d’un magazine. Il exprime l’opinion de la rédaction (il est normalement écrit par le rédacteur en chef) sur un problème ou un évènement d’actualité. Il révèle, la plupart du temps, l’orientation politique d’un journal.

Les critiques (ou chroniques) : elles donnent le point de vue d’un spécialiste sur les nouveautés de l’édition, du cinéma ou du monde musical.

Le courrier des lecteurs : il contient la plupart du temps des textes assez courts qui expriment l’opinion des lecteurs du journal à propos d’un article paru dans ce même journal.

D- Les types de journaux, de magazines :

Les quotidiens : souvent marqués politiquement, ils sont nationaux (Libération, Le Monde, Le Figaro…) ou régionaux (L’Est Républicain, Ouest France, Le Dauphiné Libéré, Midi Libre…).

Les périodiques : ils sont souvent spécialisés (sciences, informatique, sports, bricolage…). Ils peuvent être hebdomadaires, bimensuels, mensuels, bimestriels, trimestriels, semestriels…

E-La composition d’un article de presse :

Le titre : souvent très court, il doit accrocher l’oeil du lecteur. Il utilise une phrase nominale (phrase sans verbe) ou un jeu de mot pour être efficace.

Le chapeau : il est situé sous le titre et résume l’essentiel de l’article.

L’attaque : il s’agit du début de l’article. Elle s’efforce de retenir l’attention du lecteur pour l’inciter à continuer sa lecture.

La chute : c’est la fin de l’article, souvent constitué par un commentaire du journaliste ou une touche d’humour.

F- La rédaction d’un article de presse :

S’il informe, l’article doit être le plus objectif possible : pas de jugements, juste des faits et rien que des faits !

S’il expose une opinion, il doit alors comporter les caractéristiques du texte argumentatif (voir partie 3).

Un article de presse n’est pas un texte narratif et doit être rédigé quasi-exclusivement au présent et au passé composé.

 

5- LA POESIE :

A- Définition :

Le texte poétique utilise un langage qui s’adresse moins à la raison qu’à l’imagination et à la sensibilité. Il se caractérise par une mise en page (disposition particulière du texte sur la page), une mise en image (utilisation de procédés stylistiques) et/ou une mise en rythme (des jeux sonores). Les trois aspects n’apparaissent pas forcément en même temps…

Il existe des poèmes en vers (poèmes dits « classiques ») ou en prose (comme n’importe quel texte mais avec davantage de jeux avec les mots et les sons).

B- La mise en page :

Les vers, réguliers ou non, sont souvent regroupés en strophes (c’est l’équivalent du paragraphe) dont l’organisation est définie par la place des rimes.

Quelques vers à connaitre : l’hexasyllabe (6), l’octosyllabe (8), le décasyllabe (10) et l’alexandrin (12).

Il existe trois types de rimes : suivies ou plates (aabb), croisées (abab) ou embrassées (abba).

C- La mise en image :

La poésie utilise tous les moyens qui peuvent donner à voir et à imaginer :

- parce que le réel n’est pas toujours facile à cerner avec des mots.

- parce que parfois, on tente d’exprimer des choses qui échappent au langage.

- parce qu’une émotion peut être trop forte et qu’il faut inventer un mot (néologisme) ou utiliser des images poétiques pour donner à voir les choses différemment.

Les images poétiques ou procédés stylistiques ou figures de styles :

en cliquant sur leur nom, un lien vous renverra vers une explication détaillée…
Allégorie (féminin) : Figuration d’une abstraction (exemples : l’Amour, la Mort) par une image, un tableau, souvent par un être vivant.

Allitération (féminin) : C’est la répétition de sons identiques. À la différence de l’assonance, le terme « allitération » est réservé aux répétitions de consonnes. Exemples : « Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ? » (Racine, Andromaque, V, 5) ou encore « La chasseresse sans chance / de son sein choie son sang sur ses chasselas » (Desnos, Corps et biens, « Chanson de chasse »).

Amplification (féminin) : L’amplification se fonde sur une gradation succession d’idées ou de mots de plus en plus forts entre les terme d’une énumération ou dans la construction d’un paragraphe.

Anaphore (féminin) : Une anaphore est un procédé qui consiste à commencer par le même mot les divers membres d’une phrase. Exemple dans Horace de Corneille (acte IV, scène 6) : « Rome, l’unique objet de mon ressentiment ! / Rome, à qui vient ton bras d’immoler mon amant ! / Rome qui t’a vu naître, et que ton cœur adore ! / Rome enfin que je hais parce qu’elle t’honore ! »

Antiphrase (féminin) : Procédé qui consiste à exprimer une idée par son contraire. L’ironie repose souvent sur l’antiphrase. Ainsi, « Tes résultats au bac sont vraiment exceptionnels ! » dans le sens de « Tes résultats au bac sont vraiment catastrophiques. » est une antiphrase.

Antithèse (féminin) : Une antithèse est un procédé qui consiste à rapprocher deux pensées, deux expressions, deux mots opposés pour mieux faire ressortir le contraste. Exemple dans Ruy Blas de Victor Hugo (acte II, scène 2) : « [...] un homme est là / qui vous aime, perdu dans la nuit qui le voile ; / qui souffre, ver de terre amoureux d’une étoile [...]. »

Assonance (féminin) : C’est la répétition d’une même voyelle dans une phrase ou un vers. Exemple dans Poèmes saturniens de Verlaine (« Mon rêve familier ») : « Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant [...] ».Chiasme (masculin) : On dit qu’il y a chiasme lorsque des termes sont disposés de manière croisée, suivant la structure A-B-B-A. Exemple dans Les Fleurs du Mal de Baudelaire : « Les soirs illuminés par l’ardeur du charbon [...] » (« Le balcon »).

Comparaison (féminin) : Une comparaison est une mise en relation de deux termes à l’aide d’un terme comparant (comme, tel, semblable à, etc.).

Ellipse (féminin) : Une ellipse consiste à omettre volontairement certains éléments logiquement nécessaires à l’intelligence du texte. En narratologie, l’ellipse passe sous silence des événements, ce qui accélère considérablement la narration.

Emphase (féminin) : L’emphase désigne tout ce qui permet de renforcer une image, une idée.

Euphémisme (masculin) : L’euphémisme est une figure très connue qui consiste à remplacer une expression littérale (idée désagréable, triste) par une forme atténuée, adoucie. Exemple canonique : « Il a vécu. » pour « Il est mort ».

Hyperbole (féminin) : Comme l’euphémisme, l’hyperbole est une figure très connue. Elle consiste à mettre en relief une idée au moyen d’une expression exagérée. L’hyperbole est donc une exagération exprimée par l’accumulation, par l’emploi d’intensifs ou par l’emploi de mots excessifs. Ainsi, la phrase « Je meurs de faim » est une hyperbole.

Ironie (féminin) : L’ironie est une figure très courante qui consiste à affirmer le contraire de ce que l’on veut faire entendre. L’ironie repose essentiellement sur l’antiphrase, l’hyperbole ou encore l’emphase.

Litote (féminin) : Une litote consiste à dire moins pour suggérer davantage. La litote s’oppose à l’euphémisme. Exemple : l’énoncé « Il n’est pas laid. » pour dire « Il est beau. » est une litote.

Métaphore (féminin) : Selon C. Perelman, « la métaphore n’est qu’une analogieressemblance, association condensée, grâce à la fusion du thèmece dont on parle et du phorecomparant. […] » [Cité par Info-metaphore.comlien-externe dans Accueil].
Exemple dans Les Fleurs du Mal de Baudelaire :

Souvent, pour s’amuser, les hommes d’équipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers.

À peine les ont-ils déposés sur les planches,
Que ces rois de l’azur, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
Comme des avirons traîner à côté d’eux. […]

Une métaphore est filée ou continuée quand elle est développée dans un texte.

Métonymie (féminin) : La métonymie consiste à désigner un objet ou une idée par un autre terme que celui qui lui convient. La compréhension se fait grâce à une relation de cause à effet entre les deux notions (exemple : « boire la mort » pour « boire le poison »), ou de contenant à contenu (exemple : « boire un verre » pour « boire le contenu d’un verre ») ou encore de partie à tout (exemple : « une lame » pour dire « une épée »).

Oxymore (masculin) : L’oxymore est une alliance de mots dont le rapprochement est inattendu. L’oxymore fait coexister deux termes de sens contraire à l’intérieur d’un même syntagme groupe de mots formant une unité par son sens
et par sa fonction, à l’intérieur de la phrase
.
Exemple dans Le Cid de Corneille : « Cette obscure clarté qui tombe des étoiles [...] » (acte IV, scène 3).

personnification (féminin) : La personnification attribue à une chose abstraite les propriétés d’un être animé (homme, animal). Cf. La Fontainelien-externe.prétérition (féminin) : C’est lorsqu’on affirme passer sous silence une chose dont on parle néanmoins.

Synecdoque (féminin) : La synecdoque est le fait d’assigner à un mot un sens plus large ou plus restreint qu’il ne comporte habituellement. Exemple canonique : « Acheter un vison » pour « Acheter un manteau fait en peau de vison ».

D- La mise en rythme :

La poésie privilégie tous les moyens permettant de réunir les mots en groupes réguliers ou irréguliers en vue de susciter un rythme évocateur :

- des séquences de longueur variable délimitées par des accents (voix plus forte) et des pauses (arrêt de la voix).

- des rejets, lorsque la phrase (unité de sens) ne coïncide pas avec le vers (unité de rythme) et déborde sur le suivant.

- des rimes introduisant un effet de ponctuation sonore.

- des mots répétés (anaphores) qui renforcent le rythme.

- le retour d’un même son (allitération ou assonance) qui suscite une mise en relief et rapproche des termes voisins.

 

6- LE THEATRE :

Tout texte théâtral a été écrit pour être lu et dit.

A- Les paroles des personnages :

Les répliques : des échanges de parole entre les personnages.

La tirade : une longue réplique adressée à quelqu’un.

La monologue : la tirade d’un personnage seul sur scène.

Le soliloque : tirade d’un personnage en présence d’au moins un personnage.

L’aparté : des paroles adressées en particulier au public. Les autres personnages présents sur scène ne sont pas sensés les entendre. Il peut s’agir aussi des pensées secrètes d’un personnage.

B- Les didascalies :

Souvent en italique dans le texte, ce sont des indications de l’auteur qui donnent au lecteur, au metteur en scène et aux comédiens des informations sur le décor, les costumes et la distribution de la parole et des effets scéniques.

C- L’énonciation :

Le discours direct :

On utilise la première et la deuxième personnes pour l’émetteur et le récepteur, la troisième personne pour le référent.

On utilise aussi les temps verbaux du discours : présent, passé composé, imparfait, futur…

Enfin, on constate des marques de lieu et de temps qui renvoient à l’énonciation du passage.

La double énonciation théâtrale :

Les répliques ont toujours un double destinataire : les personnages en scène et le public. Grâce à cette double énonciation, le public peut rire des quiproquos (l’amant est caché dans le placard tandis que le mari rentre dans la chambre… un classique…), des méprises ou trembler pour un des héros car il peut arriver que le public en sache plus que les personnages eux-mêmes sur ce qui se passe exactement.

 

Extraits de pièces de théâtre :

Phédre, de Racine par des élèves du Lycée les Rosiers

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Les fourberies de Scapin, de Molière

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La cantatrice Chauve, de Eugène Ionesco

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Les justes, de Albert Camus

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L’ile des esclaves, de Marivaux

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Conclusion :

Ces quelques lignes ne sont qu’une « brève » synthèse de l’ensemble des choses que vous devez maîtriser pour l’examen. Vos manuels, vos cours, vos notes, les documents distribués en cours ne doivent pas être oubliés… et pour réviser efficacement… il ne faut pas attendre le dernier moment ! organisez-vous, planifiez votre travail. Bon courage à tous !

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